11 février 2016: Bleu, Blanc, Rouge… Mon fils Hugo aurait eu 24 ans aujourd’hui

Marie Dazun, la maman de Mégane, une amie proche de mon Fils Hugo, a écrit un texte magnifique pour se souvenir de lui.

En ce jour particulier où Hugo aurait eu 24 ans je souhaitais partager ces mots merveilleux avec vous dont le titre est Bleu, Blanc, Rouge.

Bleu, Blanc, Rouge…

 

Que sont devenus  nos rondes et comptines

Qui orchestraient demain de rires audacieux ?

Où se sont cachées nos mines enfantines

Animées de regards  aux éclats  malicieux ?

 

Sur les champs de bataille des enfants se meurent.

Au nom de quoi, de qui et du quel  de ces  pontes,

Pour espérer encore au  lendemain meilleur,

Nos livres d’histoires couvriront tant de  honte ?

 

Sur les tableaux jaunis, les couleurs se mêlent,

Les décors sordides plantent la réalité,

Les lueurs sanguines tracent les rebelles

Narrant  l’histoire du coût de la liberté.

 

Contes et légendes, guets de l’innocence,

Qui nous transportaient aux pays des merveilles,

Savez-vous relater avec belle puissance

L’ardeur et les mots bleus quand l’amour s’éveille ?

 

Les milles et une nuits ne seront plus contées.

Renvoyés  nos enchantements parés  d’espoir.

Un dieu bafoué et des hommes sans vérité,

Ont englouti la vie naissant sur des trottoirs.

 

L’enfance et la candeur se sont résignées ;

Une tragédie sanglante les a emportées

Marquant nos âmes et nos esprits indignés

Des stigmates d’une pieuse égalité.

 

Artistes des journaux traçant l’incurable.

Ils ont pris leurs crayons pour réveiller nos vies.

Couchant sur les pages des faits condamnables,

Ils sauvaient la liberté des voies de l’oubli.

 

L’amour prend la fuite aux coins des nos avenues.

Saurons-nous  bâtir demain le monde meilleur,

Sans  regards insipides sur nos vies déchues.

Sans soupçon de révolte criant de nos cœurs ?

 

Esquissant la pudeur et la peur encaissées,

Les larmes déroutent les colères redoutées.

Les bras et les cœurs finissent par s’enlacer,

Moiré à nos cotés, la belle fraternité !

 

Majestueux magiciens des forêts enchantées,

Qui initiaient nos pas, quelque peu maladroits,

Vers de nobles contrées où loge la clarté,

Vous guidiez nos rêves pour qu’existent des lois.

 

Le pouvoir des hommes a balayé la magie.

Renvoyés, rêves d’amour et paix éternelle.

Loin, dans les abîmes d’un monde indéfini,

Pourrons-nous chasser les viles sentinelles ?

 

Commando de la joie, nos mains réunissaient

Passions universelles, feux de nos splendeurs.

Contre fusils pointés, nos drapeaux s’élevaient

Esquissant la vive ferveur sur tous les cœurs.

 

Nous brandirons le drapeau pour le souvenir

En inscrivant le temps  de la révolution.

Les couleurs Bleu, blanc et rouge pour le couvrir,

Clamant la devise, unis dans la passion…

 

 

Nous ornerons le  bleu pour élever la foi

Sur les chemins de vérité et loyauté.

Nous nuancerons le bleu pour servir les lois

Tenant, au creux de nous, sagesse et liberté.

 

Nous unirons le blanc source de l’essence

Au souvenir de l’enfant offrant son sourire.

Contemplant  le blanc, témoin de l’innocence,

Nous dresserons nos valeurs pour ne pas mourir.

 

Avec amour, nous ferons flotter le rouge

Sur les réminiscences du sang répandu.

Affirmant nos combats, habillés de rouge

Nous exclurons l’image du Monde perdu.

 

Saurons-nous faire condamner la défaite

Sur les chemins ouverts  de la République ?

Sauront-nous préserver la juste conquête

Du  monde que nous désirons authentique?

 

Saurons-nous maintenir aux creux de nos sommeils

Un monde d’étoiles et ses lueurs d’éveil ?

Saurons-nous glaner les doux cailloux d’or riants

Et conquérir la route du soleil levant ?

 

Je voudrais hisser l’étendard universel.

Comme la goutte appartenant à l’océan,

Je désire croire aux couleurs fraternelles

Arborant la fougue de l’heureux combattant.

 

Pour Hugo, pour toute la jeunesse à qui on a empêché votre liberté  de s’exprimer…

Une Réponse à “11 février 2016: Bleu, Blanc, Rouge… Mon fils Hugo aurait eu 24 ans aujourd’hui”

  1. Ida dit :

    Nos cœurs saignent, cette poésie lui ressemble. Nous pensons à lui, â vous, à eux….

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